Pour ceux qui n'ont pas vu le film, le titre de ce post va etre difficile a comprendre... (Synopsis copie de Wikipedia : "Phil Connors est présentateur météo, prétentieux et imbu de lui-même, sur une chaîne de télévision régionale de Pittsburgh. Le 2 février, il part en reportage à l'occasion du jour de la marmotte. Mais une fois le sujet tourné, un blizzard le force à passer la nuit sur place. Le lendemain, la même journée recommence, ainsi que les jours suivants (quarante-trois répétitions sont mentionnées) : Phil semble bloqué dans le temps"...).
Nous sommes partis d'Auckland un 5 fevrier en soiree pour arriver vers midi, meme date, a Santiago du Chili. Nous avons donc vecu deux fois la meme journee. Ce que subit notre malheureux Phil Connors 43 fois ! A ce propos Solange n'a toujours pas resolu le probleme de savoir comment prendre sa pillule. Pour ce qui est du coeur du reportage (les marmottes), je pense que nous aurions pu etre egalement de bons sujets d'etude. Car on a eu trop de mal a se remettre du decalage horaire. Les premiers jours ca a ete a base de 12 heures par nuit une sieste...
Nos premieres impressions du Chili sont bonnes. Le pays a l'air d'etre plutot tranquille. Quelques rabatteurs a l'aeroport mais sans plus. Nous y avons retirer 200 000 dollars... (chiliens) (soit 250 euros) !... avant de prendre le bus (...!) pour rejoindre le centre-ville... De par les vitres j'ai eu l'impression de retrouver un peu le decor des grosses villes espagnoles... Et notre premier hotel aurait eu sa place dans n'importe quelle rue de Cuba. A l'interieur, on a retrouve egalement un peu d'Asie sans la crasse (bac a douche perce, etc...) et un peu de fou-fou, un peu de kitsch... Tout ca nous a bien plu.
On a fait des efforts pour visiter Santiago...mais franchement l'appel de la couette etait le plus fort. Deux musees. Les rues du centre. Le cerro San Cristobal qui domine cette ville gigantesque de 6 millions d'habitants, sans charme particulier. J'essaierai d'envoyer des photos. Pour l'instant je n'ai pas trouve de lecteur de carte.
Ce qui nous change, c'est de pouvoir tchatcher avec les chiliens meme si ils ont pleins de mots particuliers et que l'on est encore bien rouille, les mots nous venant en anglais... Rencontre sympa avec le fils de la proprio (et ses potes...) de notre premiere auberge, photographe pour "las ultimas noticias" (un quotidien a sensation). Il couvre actuellement les rencontres sportives (pour les footeux il y a 6 equipes a Santiago. Sergio supporte Colo Colo, la meilleure d'entre elles bien evidemment).
Au niveau des prix ce n'est pas donne. La piaule a Santiago nous revenait a 10 000 soit 12,5 euros mais ici a Pucon c'est plus cher (compter minimum 20 euros). Du coup on dort au camping (tout de meme pres de 9 euros pour deux pour des sanitaires minables. Elle est loin la Nouvelle-Zelande !!!).
Question bouffe, ce n'est pas non plus l'extase pour l'instant. On a fait du 5 euros (tres moyen) jusqu'a du 12 euros par personne (plutot bon). Mais vous l'aurez compris on ne pourra pas tapper dans ces prix la tous les jours, deux fois par jour. Pour le moment on s'arrange avec les supermarches et les vendeurs de fruits et legumes (qui sont super bons par contre).
Un autre point positif a part les fruits, ce sont les bus... Je sais, je passe du phoque a l'ane... De Santiago a Pucon on a pris un bus de nuit. 10 heures de voyage, dans les 25 euros si je me souviens bien (on peut trouver moin cher mais on a pris au dernier moment et en pleines vacances chiliennes). Pour ce prix on avait une place en clasico. C'est la classe la plus basique mais c'est deja tres bien. Siege confortable qui s'incline largement (c'est la premiere fois de ma vie que je dors dans un bus), il te donne couverture, coussin, gateaux degueu en guise de petit dej. En Semi cama (semi lit) tu es encore plus allonge et en cama t'es carrement a l'horizontal des pieds a la tete.
Ce ne sont pas les bus indonesiens... le Chili n'est pas en voie de developpement... je n'ose meme pas dire que c'est l'Espagne d'il y a quelques dizaines d'annees. Premierement parce que je ne connais pas l'Espagne des annees 70-80 et deuxiememnt parce que pour l'instant le depaysement n'y est pas (ce qui changerait peut etre dans des villages plus isoles). Je m'attendais a autre chose. Mais je ne suis pas decu pour autant.
Nous sommes actuellement a Pucon, gros village au bord d'un lac. C'est un peu le Annecy francais. Les plus fortunes de Santiago y viennent en vacances. Meme ceux qui nous cotoyaient dans notre camping minable, semblait etre blindes de tunes !!! (le decalage etait marrant). Il y a un volcan a Pucon, le Villarica, dominant la ville. Il a de la gueule ce volcan d'ailleurs. Par contre son ascension est un business un peu douteux je trouve. Il y a une dizaine d'agences qui proposent l'ascension. Nous sommes passes par celle indiquee dans le routard (Aguaventura), tenue par deux francais mais nous ne la recommandons pas plus que ca. On a tente deux fois l'ascension, deux echecs (pour cause de nuage ou de vent). Ca serait trop long de rentrer dans les details mais on a eu une bonne explication avec un des deux proprios.
Nous sommes rentres hier d'un trek de 3 jours dans le parc du meme nom que le volcan. On a fait ce qu'ils appellent ici la traversia (32 kms de Quetrupillén a Puesco tous les details de ce trek sur : http://www.travelaid.cl/esp/excursiones/caminatas/traverse.htm). On en a bien ch***...18 kms le premier jour, 17 kms le deuxieme. Avec les sacs, ca n'a pas ete evident. La bonne nouvelle vient de Solange qui a bien trotte et n'a pas ressenti trop de douleurs au genou. Pour ma part je me suis completement ecroule des le deuxieme jour. Toujours 40 metres derriere. A ma decharge j'avais choppe la creve. Resutat j'ai dormi tout habille la deuxiemme nuit (T-shirt pour le froit 2 polaires coupe-vent dans un sac de couchage prevu pour du moins 15 alors qu'il devait faire dans les 10 degres la nuit). J'ai bien sue mais sans avoir plus chaud que ca. Dexuieme consequence, on a perdu notre duel a distance avec un couple d'israeliens (en meme temps ils avaient 10 ans de moins et sortaient de leur service militaire de 3 ans). On est arrive avant eux a Puesco (le dernier jour), nais on s'etait leve une heure avant... je ne sais pas si on peut dire que c'est une victoire a la loyale.
Nous sommes rentres hier donc, en stop et en bus. On a fait claque une chambre a 20 euros dans une hospedaje (sinon c'etait retour au camping des premiers jours). Ceci dit c'est une adresse sympa (chez "Lucia"), sanitaires en commun tres propres, petite cuisine ou trone une antique cuisiniere a bois (elle fonctionne bien entendu) a cote d'une cuisiniere a gaz plutot moderne (c'est peut etre une image du Chili). Tu peux y faire ta popotte.
On voulait partir aujourd'hui mais il n'y avait plus de bus pour Puerto Varas avant demain matin (le 16). Ceci dit on ne crachera pas sur cette journee de repos force...
Commentaires sur cet article jbtotti ah santiago que de souvenir !!!! c est con vous etes pas en saison pour aller skier....
le volcan villarica enorme, mais on a du mal a imaginé l echec car sur tes tofs c est grand ciel bleue...
pour le bus le semi cama est bien suffisant, avec ludo pdt des trajets de 30H on dormait comme des loirs !!!!
ciao et forza colo colo j ai un maillot chez moi !!!!